Programme d’immersion

IMMERSION ET DEVEOPPEMENT COMMUNAUTAIRE
Programme d’immersion des étudiants de l’Institut Africain de Management I.A.M dans la ville de Kédougou
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L’Administration de l’Institut Africain de Management a mis en place un programme de séjour des étudiants à Kédougou depuis maintenant sept ans pour une durée de dix, jours par an. Cette activité de haute portée pédagogique doit désormais être formalisée dans le Curriculum de formation de ses étudiants.
Ce choix stratégique, fera passer cette activité de l’Informel au Formel ce qui lui donnera un plus grand intérêt dans la définition du profil de formation des Etudiants qui eux mêmes y trouveront le bénéfice d’une activité qui sera prise en compte de manière normative dans leur profil de sortie.
Le choix stratégique opéré, il s’agit d’ intégrer cette activité dans le cadre global du Curriculum de formation des étudiants de l’IAM et en conséquence d’en définir ses différents paradigmes à savoir : la définition d’un module , ses finalités et objectifs, la pédagogie, les contenus, compétences et supports didactiques, , le quantum horaire , l’organisation du module, la docimologie , le choix des Maîtres..
1- Définition du module Le module qui peut s’appeler Immersion et Développement communautaire doit être clairement défini, parfaitement bien explicité et pleinement partagé avec toutes les parties prenantes et plus particulièrement avec les étudiants, les premiers concernés, les autorités académiques et administratives de l’IAM qui en ont la charge et avec tous ceux chargés de l’accueil et du séjour des étudiants sur le terrain

2- Les Finalités du Module pourraient être les suivantes :
· Former un Manager ouvert sur le milieu social différent de son milieu d’origine car il n’est plus en milieu fermé, l’intra muros (Entreprise) mais ouvert, extra muros (Localité – Région).
· Former un Manager capable de formuler un projet managérial d’intégration communautaire.
· Former un Manager capable de piloter un projet ou une action d’intégration communautaire.
· Former un Manager capable d’assurer le suivi, l’évaluation et la pérennité d’un projet de développement communautaire sur le terrain.
3- Les objectifs pédagogiques : La formation de ce type de manager doit se décliner en objectifs, compétences, aptitudes, et en comportements indispensables à un dirigeant.
· Découverte et connaissance de la localité : le cadre naturel, son histoire, sa population, la société, son économie, son environnement régional, sous régional ses contraintes, menaces opportunités, forces et faiblesses etc.
· La capacité à vivre dans ce milieu avec ses populations, de s’y adapter, d’intégrer les cellules de quartier ou de village, les structures, institutions, organisations pour y nouer des relations.
· Enquêter, prendre des informations avec à l’appui une recherche documentaire en amont comme en aval suivant des centres d’intérêt clairement définis dans un des domaines suivants : Education, Santé, Environnement, Développement communautaire, Vie d’entreprise, Administration générale, économie minière, problèmes des jeunes, mouvements des femmes, vie interculturelle, Droits humains, lutte contre la pauvreté etc.
· Formuler un projet managérial dans un de ces domaines choisi avec des indicateurs de suivi, d’évaluation et de résultats,
· Tenir un routier pour décrire les paysages, les hommes, impressions etc.
· Participer à la production d’un programme stratégique de développement à moyen terme de Kédougou.
4- Organisation du Travail des étudiants
Compte tenu du fort important nombre de participants, nous sommes en présence de ce que l’on appelle dans le jargon pédagogique un grand groupe .Celui ci a ses réalités sa complexité ,ses contraintes et limites du point de vue de son opérationnalité en vue de la réalisation d’un objectif quel qu’il soit .Par voie de conséquence, il convient de structurer le grand groupe en autant d’unités de travail possible suivant des normes d’organisation et de fonctionnalité rigoureuses avec pour chacun des objectifs spécifiques .Il ne conviendrait pas que tout le monde fasse la même chose ni que tout le monde en un moment donné se retrouve au même endroit. En conséquence, il faut à la fois un agenda général et une planification des tâches par groupe. Bien naturellement, le maximum d’initiatives doit être donné à chaque groupe ou sous ensemble pour une autonomie et efficacité indispensables à un projet managérial. A titre d’exemple, l’ensemble de 200 participants pourrait se structurer en 10 petits groupes de 20 membres chacun incluant étudiants et encadreurs comme nous pourrions avoir 20 groupes de 10 membres chacun.
a- Distribution des rôles : dans chaque groupe , il doit y avoir un coordonnateur et ses deux adjoints chargés de la répartition des tâches ,du programme , du suivi et de l’évaluation au quotidien, un groupe de trois scribes chargés de la synthèse et de la mise en forme des informations collectées et transmises par chacun, en tant que collecteur.- un pool de trois intendants chargés de la logistique, du ravitaillement et de la mise en place des ressources - un pool de trois membres chargés de la communication, un pool de trois chargés de la sécurité interne .
b –Discipline dans les groupes : Elle doit être individuelle et collective en terme de ponctualité, d’employabilité et de productivité. C’est de l’auto discipline et la surveillance collective, le contrôle collectif le tout fondé sur la motivation et le sens des responsabilités .Un mécanisme d’autorégulation est nécessaire avec comme principe la critique et l’auto critique mais aussi l’application de pénalités en cas de flagrance, de récidive ou de situation grave . Bonifier les bons comportements, les succès individuels et exploits suivant un barème défini par chaque groupe.
c- L’équipe d’encadrement technique : elle joue le rôle d’animation et de supervision de toute l’activité interne et externe du groupe en même temps qu’il est l’organe de régulation des relations et des conflits de travail ou de compétences .Il doit veiller sur le bon fonctionnement du groupe sur ses comportements et sur sa production.
II- Quantum horaire et déroulement du module Décembre – Mars
a- La phase préparatoire :
--- une semaine
Elle consistera à la définition des objectifs, de consultation et de mise en forme définitive des termes de référence. Elle implique en même temps le partage et la validation de ces termes de références avec les étudiants, en séance de 3 h par classe, avec comme résultats attendus
Ø la formalisation du cadre conceptuel et sa mise à disposition en nombre suffisant pour son appropriation collective et individuelle.
Ø La mise en place des groupes de travail avec étudiants, professeurs et administration de l’établissement avec un thème pour chaque groupe.
Ø La définition du règlement disciplinaire .au sein des groupes
Ø la planification des opérations au sein des groupes.
Il est en outre souhaitable pour une bonne imprégnation théorique d’accorder 2 h par groupe de classes sur les questions méthodologiques : définition de projet, informations anthropologiques et de géographie régionale.
Total Crédit horaire à allouer pour la phase préparatoire du 4 au 16 Décembre 2006 :
3 h / Termes de référence mise en place des groupes, et des thèmes : 3 x 3= 9 h
2 h / Imprégnation méthodologique : ………………………2 h x 3 groupes= 6 h ;
Total : 5 h pour chaque groupe de classes soit 5 h X 3 groupes de classes = 15 h
b- Une phase de séjour à Kédougou soit 10 jours de terrain.
Cette phase est importante. Elle se déroule à Kédougou avec des objectifs de découverte, d’enquêtes, d’immersion sociale, culturelle et citoyenne pour la formalisation des projets de management communautaire. Il est fondamental de définir et de communiquer le programme de séjour suivant les centres d’intérêt général pour le Grand groupe et les centres d’intêret particuliers pour les sous groupes avec un timing qui sera mis à la disposition de tous .
Le programme commun d’immersion pourra s’articuler autour de :
—Centres d’intérêt économique avec visite des mines de marbre d’Ibel, des mines d’or de Sabodola et de fer
—Visite de sites anthropologiques et culturels : Ethiolo ou le terroir bassari, Salémata ou terroir Peul,
—Visite de site touristique : les chutes de Dindi Félo,
—Visite de centre communautaire Hôpital de Néna Fécha
Le programme des groupes thématiques. Il permettra la visite suivant les centres d’intérêt de chaque groupe : Administration, Collectivités locales associations de femmes, entreprises locales, centre ou poste de santé, établissements scolaires, quartiers ou villages défavorisés, associations des droits humains, etc.
Des plages horaires libres doivent être dégagées et parfaitement bien organisées pour permettre le repos, l’évaluation et l’organisation du travail dans chaque groupe thématique, les loisirs personnels, visites de parents ou d’amis etc.
Les heures de restauration doivent être rigoureusement respectées pour éviter des retards cumulés et des perturbations dans le planning général et ou particulier Pour ce faire, il est nécessaire de déconcentrer les sites de préparation et de restauration afin de faciliter le service et en optimiser la qualité. . Dans chaque groupe les étudiants qui ont la charge des ressources et des questions d’intendance doivent être mis à contribution dans l’acheminement des repas et l’organisation sur place.
c- Une phase post immersion : Finalisation des projets et Grand Jury. Janvier- Mars 2007
Elle consiste à
Ø Finaliser le projet managérial au sein de chaque groupe .format 20 pages saisies au maximum en trois exemplaires
Ø Définir une stratégie de prise en charge : budget défini avec stratégie de mobilisation des ressources, chronogramme avec des indicateurs d’évaluation et de suivi.
Ø Soutenir le projet devant un Grand Jury face aux étudiants, professeurs des intervenants sur le terrain : O.N.G. sociétés d’intervention, autorités politiques, administratives culturelles et notables, familles des étudiants.
Le soutien pédagogique, méthodologique et didactique est fondamental durant cette phase pour chacun des groupes de travail. Une séance de 3 h au minimum par groupe s’avère nécessaire entre Janvier et Mars. Le Grand Jury est à prévoir durant la dernière semaine de Mars après les examens.
Quantum horaire pour le soutien pédagogique post immersion. : 3 h pour 10 groupes de 20 membres chacun : 3 h x 10 = 30 h à impartir entre Janvier Février et Mars 2007.
III Docimologie : taxonomie, normes évaluatives, critères de notation et grand Jury.
Le module défini, organisé et matérialisé doit faire l’objet d’une évaluation quantitative et qualitative suivant une échelle des valeurs rigoureusement définies, pertinentes et pleinement partagées
a- Echelle taxonomique : il s’agit d’évaluer plusieurs éléments notamment : le travail de conception, la recherche documentaire, la pertinence du projet, son exécution, le comportement personnel et collectif des étudiants durant tout le processus. En outre une hiérarchisation des taches suivant un ordre d’importance est nécessaire . Que faut il privilégier ? Comportement sur le terrain, la formalisation du projet, la matérialisation du projet. Chacun de ces éléments bien sûr rentre en ligne de compte et doit renvoyer à des normes évaluatives rigoureusement définies.
b- Les normes évaluatives Il s’agit de définir les critères de réussite dans chaque activité, La réussite pouvant évoluer de 0 % à 100 % pour chacune, sera en conséquence évaluée.
c- Les critères de notation et grille d’évaluation.
Des points sont attribués dans chaque domaine défini suivant les taux de réussite qui peuvent aller de Nul = 0 point à Excellent qui correspond à 100 % de réussite. Une Grille d’évaluation s’avère donc indispensable.
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Comportement
Noté / 80 pnts
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Ponctualité
20 points
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Serviabilité
20 points
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Productivité
20 points
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Sociabilité
20 points
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Projet
Noté / 100 pnts
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Conception
10 points
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Originalité
10 points
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Ecriture
40 points
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Faisabilité
40 points
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Matérialisation
Noté / 100 pnts
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Début
10 points
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Avancé
50 points
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Très avancé
75 points
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Finalisé
100 points
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Bonus / 20 pnts
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d-Le Grand Jury Composition, Fonctionnement Proclamation
Composition : Elle doit être la plus ouverte possible : Professeurs, Bailleurs, Administration de l’IAM , Représentants des Administrations centrales , Collectivités locales et Etudiants pour un effectif de 9 membres dont un Président, deux Assesseurs et deux Secrétaires de séances
Fonctionnement : Le Jury fonctionne sur la base de la concertation, de l’appréciation individuelle et collective avec une prise de décision consensuelle et par défaut de vote.
Proclamation des résultats : Par le Président du Jury suivant ordre de Mérite avec délivrance d’une Attestation de classement : Terrain = 80 points, Projet = 100 points .Soit 180 points au terme de la Première année
Sur l’ensemble du cursus des trois ans de formation à l’IAM, le suivi dans la matérialisation du projet doit être assuré et sanctionné par une note définitive suivant le niveau d’exécution sur 100 points à acquérir.
Le total cumulé sur les trois ans doit être inscrit avec une appréciation générale.
IV- le cadre académique du module : Kédougou, perspective de géographie régionale
Une région à un passé prestigieux : Kédougoudou appartient à l’ancienne région du Sénégal Oriental qui historiquement relève d’un ensemble appelé le Haut Fleuve Sénégal. de peuplement essentiellement soninké à l’origine mais qui s’est par la suite enrichie de Peul venant du Soudan nigérien ou de la Guinée avec toutefois des Paléonégritiques vivant sur les hauteurs ou collines de Kédougou .Son passé est prestigieux à cause de ses richesses en or au sein des grands ensembles soudano sahéliens notamment de Ghana et de l’empire du Mali qui y ont étendu leur domination lors de leur apogée .L’or du Haut fleuve Sénégal attirait les marchands Juula et autres caravaniers dans le cadre du commerce transsaharien .André Brüe Directeur de la Compagnie du Sénégal avait fait remonter le fleuve Sénégal pour implanter les premiers comptoirs commerciaux français à l’intérieur du continent pour s’assurer du contrôle du commerce de l’or de la région et pour la traite négrière .Les Anglais après la conquête de Saint Louis et de Gorée avaient comme objectif d’accéder à l’or du Haut Fleuve Sénégal
Outre l’or la région attirait à cause des chutes du Félou connues depuis le XIVe s et qui demeuraient une curiosité en même temps qu’un obstacle pour la navigation vers les terres intérieures. Au XIX e s les explorateurs français notamment Qantin et Mage en remontant le Fleuve Sénégal ont porté un très grand intérêt scientifique sur ces chutes du Félou appelée aussi Dindi Félo ; la montagne mystérieuse.
Une région naturelle très originale dans l’ensemble sénégalais mais faiblement mise en valeur pour des handicaps avec son relief qui est le plus élevé fait de haut plateaux et de collines qui se rattachent à l’ensemble guinéen avec des sols ferrugineux pauvres en humus et inaptes à l’agriculture mais avec un sous sol riche en divers minerais dont l’or, le fer et le marbre. C’est une région pluvieuse de climat sub- guinéen.
Une région très longtemps délaissée dans le cadre national en dépit de la présence au sein des institutions de la République d’hommes aussi prestigieux que Mady Cissokho, Mamba Guirassy et de Cheikh Abdel Khadre Cissokho La région est restée excentrée, très peu reliée à l’ensemble malgré ses richesses minières et sa vocation de région carrefour continental largement ouvert sur le Mali et la Guinée .L’ exubérance de son climat la rendant plus ou moins répulsive ,l’Administration en fera une région d’exil pour mauvais fonctionnaires ou récalcitrants renforçant ainsi son image négative et de peu d’hospitalité alors que les expériences d’exploitation des mimes de fer , de l’or de Sabodola et du marbre d’Ibel n’ont pas été concluantes Dans ce cheminement chaotique de la région Kédougou est certainement la plus défavorisée par rapport aux autres villes et communes notamment Backel et Tambacounda ;de loin plus accessibles.
C’est une région qui en dépit de ces contingences naturelles est très riche en potentiel économique et culturel et qui grâce à cela, et à sa position géostratégique continentale, est riche d’espoir et d’avenir
IV- Indications méthodologiques pour les étudiants et groupes de travail
La formulation, le pilotage et le suivi de projet, sont trois moments différents, mais, tout à fait solidaires de l’action que mène un manager Chacun obéit à un certain nombre d’opérations typiques telles que la prise d’informations– l’inventaire et le classement des données– l’analyse – la formulation d’objectifs – la définition de stratégie de mise en œuvre, de moyens logistiques, le soulignement des résultats attendus, les indicateurs de réussite, les mécanismes d’évaluation, de suivi et de contrôle ; le tout constituant un ensemble cohérent
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I - La formulation de projet managérial : C’est une opération importante dans le quotidien d’un manager, qui bien souvent, a, à formuler des projets de diverses natures et de portées différentes .Elle se fera par une série d’autres opérations qui sont les suivantes :
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a-La prise d’informations : Elle est le premier palier de l’opération et consiste, soit en une recherche documentaire soit à une enquête voire la combinaison de ces deux modalités pour pouvoir disposer de données exhaustives et variées pour éclairer le sujet dans tous ses aspects.
L’information est une condition sine qua none, car, sans informations, point d’actions Toutefois, pour être efficiente, la prise d’informations doit être orientée dans un domaine précis.
On peut avoir à manager un projet dans le secteur du privé comme du public ou même international. C’est par exemple la création d’entreprise, mais on peut aussi avoir à manager divers autres types de projets dans les domaines de la santé, de l’éducation, du développement communautaire etc.
b- L’inventaire et le classement des informations : sont la suite logique pour pouvoir exploiter les données dans la transparence avec le maximum de lisibilité .Il s’agit pour cela de trouver des thèmes et des sous thèmes Par exemple regrouper toutes les données relatives à des institutions, celles concernant les hommes, les finances, la géographie, etc. On a ainsi un pré rapport ou un ensemble de données brutes qu’il faut naturellement mettre en forme et en cohérence pour une analyse détaillée qui fait appel à l’observation, à la synthèse ,au sens critique
Il faut savoir interpréter et pouvoir conceptualiser pour pouvoir opérer un diagnostic et voir dans quelles perspectives agir et comment le faire.
c-Les types de projets : Celui ci doit être synthétique, pertinent et réalisable .Par exemple construire une école élémentaire, sensibiliser les filles sur les MST, regrouper des catégories ou classes d’âges en associations villageoises, créer une entreprise de commerce, une entreprise d’exploitation d’or, des projets de qualité tel : Promouvoir les Droits humains auprès des hommes, promouvoir le tourisme dans la localité, améliorer le taux de fréquentation des jeunes filles à l’école
II - La conduite du projet ou pilotage : C’est une phase importante ; celle par laquelle, un projet quel qu’il soit, se réalise C’est le deuxième moment dans l’activité managériale. Il ne s’agit pas d’agir dans n’importe quel sens ou dans n’importe quelle direction mais en fonction d’un plan d’exécution ou de déroulement du projet
a- Le plan stratégique : il faut agir suivant un plan d’exécution ou plan stratégique qui explique et détaille les différentes taches d’exécution du projet On ne peut agir efficacement sans celui-ci .Il est indispensable de définir les différentes étapes du projet, la durée de chacune et pour chaque séquence, les résultats attendus
b- Les indicateurs de résultats : Ils nous indiquent pour chaque étape le ou les résultats à réaliser. Ils sont fondamentaux car eux seuls peuvent donner la mesure de l’état d’avancement d’un projet .Nous voulons par exemple construire une école de 12 classes à Salémata avec une enceinte de trois m de haut, deux portails dont un principal et l’autre secondaire , des ères de jeux soit : un terrain de foot , un terrain de Basket , un de handball, une piste d’athlétisme de trois couloirs de course de 100 m plats, des gradins avec des eucalyptus tout autour à l’intérieur de l’école, qui elle, doit être fonctionnelle dés après sa construction, avec son Directeur, ses maîtres et leurs suppléants, le tout dans une durée de deux ans .
Nous sommes en présence d’un projet ambitieux et d’une certaine complexité et chacun des éléments cités et bien naturellement un indicateur de réussite .Ils sont facilement identifiables car ils sont perceptibles en tant que des éléments matériels repérables mais dans d’autres types de projets comme par exemple un projet de qualité dans un établissement scolaire public, les indicateurs seront encore plus complexes et la plus part, pour l’essentiel seront immatériels
c- Les ressources matérielles, humaines et budgétaires Tout projet nécessite des moyens matériels et des ressources humaines et budgétaires sans les quelles, il sera difficile de l’accomplir Il importe ainsi donc, de définir cet ensemble avec le maximum de rigueur et avec l’expertise nécessaire car on ne peut réussir en improvisant ou en faisant fi de ces supports indispensables et qui en définitive sont des conditions sine que none
L’utilisation des ressources humaines appelle l’identification des acteurs, leur profil et niveau de compétence. A chacun, un rôle doit être assigné et une place conférée dans le dispositif de mise en œuvre .Chacun doit concourir pour ce qui le concerne, et dans son domaine précis, à la matérialisation du projet .Sans une équipe d’hommes compétents et bien au fait de ce qu’il faut faire, le succès du projet ne peut être garanti.
Les ressources budgétaires dans la plus part des cas posent problèmes. Il est donc nécessaire pour tout projet, de définir les coûts des différents intrants et extrants afin de ficeler un budget cohérent suivant une nomenclature bien précise.
Le partenariatship et le sponsoring permettent aujourd’hui, plus qu’hier, de faire face au financement de projets dans presque tous les domaines et sont devenus des volets très importants du management. Les perspectives sont immenses dans le cadre de la coopération décentralisée et dans la vie des O.N.G.
Les ressources n’étant pas extensibles à l’infini, il convient de tout prévoir avec des marges suivant les règles de gestion financière.
III -Le suivi de projets : C’est un moment tout aussi fondamental que les deux premiers et doit être chevillé avec le plan stratégique du projet et les différents indicateurs de résultats, et de suivi. C’est une démarche d’évaluation des succès et des échecs de chaque phase ou séquence d’exécution pour pouvoir assurer la réalisation complète du projet, le recadrage pour en apporter les correctifs nécessaires ou les extensions possibles dans le cadre d’autres projets.
Il se fera en termes de suivi des objectifs, évaluation de chacune des étapes, évaluation matérielle, des ressources humaines, financières, étude d’impact.
Tableau de bord pour la Direction des Etudes de l’IAM
1 – Son avis est nécessaire sur l’appellation du module de même que sur l’ensemble des éléments qui le constituent :
a – Sa place dans l’ensemble du Curriculum ; Matière obligatoire dans la formation
b – Ses finalités déclinées en quatre objectifs stratégiques
c – Les Objectifs opérationnels du séjour immersion à Kédougou
d – Le quantum horaire défini : - phase préparatoire : Mise en place Groupes : 9 h
Méthodologie : 6 h
Total : 15 h
- phase d’immersion : séjour 10 jours à Kédougou
- phase post immersion : soutien et formalisation 30 h
e – Echelle des valeurs, critères et grille de notation
f – Grand Jury : composition, fonctionnement et date .
2 Des dispositions sont à prendre pour la reprographie des termes de références
3 Des dispositions sont à prendre pour la participation du Comité d’organisation du séjour à Kédougou à toutes les séances préparatoires .
4-Des dispositions sont à prendre pour une programmation des séances complémentaires dans la semaine du 11 au 16 décembre pour la prise en charge de la séquence Imprégnation méthodologique et approche en géographie régionale et en anthropologie soit 6 h de cours à placer de préférence en début de semaine.
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